Le nouveau millénaire se révèle
tout prêt à nous servir un millésime de
l’inattendu de l’imprévisible, de l’improbable
:
c’est un retour vers le moyen-âge auquel nous assistons
: que peut il arriver, que peut il se passer ? Nous n’en
savons rien, tout est masqué c’est une époque
de masques dans laquelle les jeux de rôle , de cirque
sont bien répartis car les gagnants d’hier seront
les perdants d’aujourd’hui, et vis et versa, bref
difficile de s’y retrouver :quelle époque vivons
nous ,aussi incertaine qu’ irréelle ,et si nous
n’y prenons garde ce sera peut être un retour en
39 que verrons nous sous nos yeux se dérouler : le spectacle
est édifiant ,rien ne manque :
Economies fragiles, conflits nord-sud, mondialisation mal acceptée,
Europe en panne, guerres locales généralisées,
conflits sociaux en cascades, anti-judaïsme, sociétés
éclatées, planète poubelle ,nouveaux virus
(grippe aviaire ) , crises de civilisation , conflits de religion
, nouvelles conquêtes ( Mars ) crises de sociétés
et déjà touchés les plus faibles en première
ligne bien sur : ça ne vous rappelle rien tout ça
?
VOUS
ALLEZ ME DIRE QUE TOUT CELA EXISTE DANS NOS JOURNEAUX OU A LA
TV ,OUI MESDAMES, MESSIEURS , TOUT EST A VENDRE CAR L'ARGENT
ACHETE TOUT : LA VERITE, LE SILENCE, L'IMPUNITE.
Nous autres médecins dont le rôle social n’est
plus à démontrer devons donner l’exemple
et réagir pour amener notre société à
réfléchir ,à se remettre en questions devant
cet emballement vertigineux des évènements
La médecine
a été portée au pinacle par la philosophie
du progrès, qui a dominé jusqu’il y a peu
la pensée occidentale moderne. Elle semblait accréditée
sans contestation possible l’idée que les progrès
de la connaissance étaient appelé à se
traduire immanquablement par un mieux être du plus grand
nombre. Ors la philosophie du progrès ne jouie plus aujourd’hui
de la même faveur. La médecine a sa part de responsabilités
dans ce recul, elle en subit la contre-coup. La réprobation
presque universelle qui a accueillis la perspective du clonage
humain et même de greffe de visage n’a fait que
porter à son paroxysme un mouvement de défaillance
à l’égard de la recherche en médecine.
On soutiendrait volontiers que ce mouvement de défiance
ne s’est pas nourrit de la pratique d’une médecine
bénéficiant heureusement des puissants apports
de la rationalité au service du diagnostic ; une médecine
tirant aussi les bénéfices de l’hygiène
public et du bon sens partagé ; une médecine progressant
au rythme des acquis de la réanimation associée
à l’intelligence chirurgicale, à la maîtrise
de la lutte médicamenteuse contre la douleur et contre
les germes pathogènes, bactéries virus et parasites.
L’origine de l’actuelle défiance puisque
défiance en la médecine il y a impose de chercher
ailleurs. Sans doute pour une bonne part dans la toute puissance
annoncée de la génétique et aussi dans
l’émergence d’une médecine qui, dépassant
l’acte de soigner ou de guérir, s’autorise
déjà a prédire les mots humains à
venir.
Aujourd'hui,
nous voyons bien qu’il va falloir aller à l ‘essentiel
sans philosopher de trop car tout va très vite desormais
et nous préoccuper des prochaines réformes de
la FORMATION MEDICALE CONTINUE, de l’ASSURANCE
MALADIE et du code de la SANTE PUBLIQUE
qui se trouvent maintenant à un carrefour déterminant
pour l’avenir de notre profession :
La répartition
de l’offre et la démographie médicale (quelles
conséquences sur la liberté d’installation
?) ; la promotion de la démarche qualité (honoraires
majorés, perspectives de carrière) ; les modes
et les conditions de rémunération (paiement à
l’acte, forfaits, tiers payant) ; les nouveaux espaces
et champs de liberté tarifaire (y compris l’avenir
du secteur II) ; la prévention de l’éducation
sanitaire ; les formes de coordination des soins (dossier médical
unique, soins coordonnés, réseaux, médecin
référent...) ; enfin, le pilotage du système,
la « gouvernance » (Quelle place pour l’assurance-maladie,
les complémentaires ? Comment et avec qui les professionnels
de santé contracteront-ils ?).
Mais
une pratique nouvelle de la médecine sera t-elle suffisante
pour venir à bout du malaise et des maux de notre société,
lorsque celle-ci reste sourde à son environnement : depuis
cet été et cette inattendue canicule si violente,
que de déliquescence dans les fondements de notre société
: affaire du voile, affaire Juppé, affaire Dieudonné,
affaire Passion ( JC), affaire du fameux mur tout droit sorti
d’ailleurs mais dont on parle tous les jours :tout est
fait pour nous masquer les vrais problèmes, les vrais
risques, les véritables enjeux ; rien n’est si
évident aujourd’hui qu’il faille à
tout prix débattre en public à tous moments de
sujets n’ayant très souvent que peu d’impact
sur la vie de tous les jours des braves gens de notre pays,
le tout devant des médias déchaînés,
prêt au Jihad pour la quête du plus grand nombre
: je vous l’avais dit tout est à vendre, mesdames
messieurs.
ET SI NOUS NE NOUS NE NOUS REDRESSONS PAS ET N'ECOUTONS
PAS TOUS LES CRIS LES SOS QUE PENSERONS CEUX QUE NOUS AVONS
TANT AIMES : BREL ,GAINSBOURG ,FERRE , BALAVOINE, TRUFFAUT ,DESPROGES
,COLUCHE , LE LURON ,MONTANT ,SIGNORET ,ET LES AUTRES SARTRE
,ARON ,KESSEL..................................
Docteur
Jean-Patrick BENKEMOUN
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A SIGNALER
1 Dossier sur la vérité
à l’hôpital : les personnels sont à
bout pourtant l’hôpital n’a jamais coûté
si cher, enquête et chiffre inédit pour écouter
ce paradoxe- enquête de l’Expansion : www.lexpansion.com
2
Dossier sur les 52 propositions contenues dans le dossier
sur le rapport de la crise de cet été sur
la canicule.
Prévention
:
- établir des plans canicule, sur le modèle
des plans grands froids, en liaison avec les collectivités
locales et les services déconcentrés de
l’Etat ;
- prévoir, dans chaque établissement pour
personnes âgées, une salle climatisée
ou rafraîchie, qui pourrait accueillir les personnes
âgées du voisinage, et acquérir des
climatiseurs mobiles plus adaptés pour les résidents
très dépendants.
Alerte
:
- mettre les préfets et les Ddass au cœur
du système d’alerte ;
- moderniser les systèmes d’information des
brigades de sapeurs-pompiers et des services d’urgences
des hôpitaux en les reliant directement à
l’Institut de veille sanitaire (InVS), pour permettre
une perception en temps quasi réel des anomalies
sanitaires ;
- établir au sein de l’InVS ou du ministère
de la Santé une cellule « signalement de
crises » joignable en permanence par n’importe
quel praticien, au moyen d’une hot line (téléphone,
courrier électronique, fax) ;
- intégrer les associations de médecins
libéraux effectuant des visites 24 heures sur 24
dans le réseau de collecte des informations de
terrain de l’InVS.
Réforme
des administrations du ministère de la Santé
:
- recentrer la direction générale de la
Santé sur un rôle stratégique de définition
de la politique de santé publique en rendant l’InVS
seul responsable et de l’interprétation des
crises sanitaires.
Réforme
des hôpitaux :
- revoir l’organisation hospitalière en redonnant
aux urgences une place à part entière dans
les pôles d’activité de l’hôpital
;
- instituer une véritable gestion prévisionnelle
des fermetures de lits ;
- pour compenser la désorganisation induite par
l’application de la réduction du temps de
travail à l’hôpital, favoriser une
grande polyvalence des effectifs de permanence pendant
les périodes de congé.
Modernisation
des systèmes de soins :
- reconnaître le caractère essentiel du rôle
de la médecine de ville en amont du système
de soins et associer davantage les représentants
des médecins libéraux aux décisions
qui concernent le système de santé.
Réforme
du secteur médico-social :
- sur la base du bilan de la canicule dans les raisons
de retraite, dresser un état des lieux de ces établissements
dans chaque département, identifier les structures
les plus en difficulté et suivre les mesures effectivement
mises en oeuvre pour remédier à leurs carences
;
- augmenter le nombre de places en soins infirmiers à
domicile.
3
Notre DVD sur la 3eme JOURNEE SANTE SENIOR du 11 Octobre
2003
JP
Benkemoun
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