Antibiotique contre infarctus
En administrant à des patients victimes d’un infarctus un traitement à base de roxithromycine, un antibiotique actif sur les Chlamydiae pneumoniae, bactérie responsables d’infections respiratoires, le Dr Enrique Gurfinkel, cardiologue à la fondation Favaloro, à Buenos Aires (Argentine), est parvenu à diminuer de façon significative le risque de rechute.
Cet essai thérapeutique confirme donc le lien, mis en évidence par plusieurs équipes dans le monde, entre l’infection chronique causée par C.pneumoniae et la maladie coronarienne. De nombreux patients touchés par cette dernière présentent, en effet, des anticorps anti-C.pneumoniae.

Le virus du diabète
On connaît le rôle joué par certains gènes dans le diabète insulino-dépendant, mais l’origine de cette maladie auto-immune reste mystérieuse. Une équipe internationale de virologistes vient de proposer une interprétation infectieuse. Selon ces chercheurs, le rétrovirus IDDMK 22 ne se rencontre que chez les diabétiques. En infectant les cellules productrices d’insulines, IDDMK 22 les rendrait susceptibles d’être détruites par le système immunitaire.
D’autres travaux signalent d’ailleurs le rôle possible de rétrovirus dans plusieurs maladies auto-immunes.

Les risques du mariage
On pourrait croire qu’au fil du temps on finit par se blinder contre les scènes de ménage. Il n’en est rien. Plus les griefs sont nombreux, critiques, interruptions répétées, désaveux, etc., plus la libération des hormones du stress augmente, en particulier chez les femmes.
Résultat : chez les personnes âgées, les affrontements conjugaux entraînent un affaiblissement de la réponse immunitaire. C’est le résultat d’une étude de Janice Kiecolt Glaser, publiée dans la revue américaine Psychosomatic Medicine.

La lamproie au secours des paralysés
De tous les vertébrés, la lamproie, cet animal aquatique primitif en forme d’anguille, est le seul capable de réparer lui-même sa moelle épinière lorsqu’elle est sectionnée.
Selon les chercheurs de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis), le processus de régénération est dû à une protéine, dont ils cherchent à identifier le gène. En « greffant » à des paraplégiques et à des tétraplégiques ce gène de lamproie, ils espèrent en effet obtenir leur guérison. Espoir lointain, mais espoir tout de même.

Cancer : quand le moral flanche
Ceux qui ont ou qui ont eu un cancer le savent : supporter le diagnostic, le traitement et l’éventualité d’une rechute est une rude épreuve psychologique.
Malheureusement, pour des raisons financières, entre autres, peu d’hôpitaux disposent d’une unité de psycho-oncologie, regroupant des psychiatres capables d’apporter aux malades le soutien nécessaire.
Si, dans tous les hôpitaux de l’Assistance publique de Pairs, il y a au moins un psychologue en cancérologie, dans les autres régions, la situation est très variable. Lors de la deuxième Conférence de la santé, qui s’est tenue début juillet à Lille, à l’initiative du ministère de la santé, la Ligue nationale contre le cancer a demandé que chaque service de cancérologie dispose d’au moins un psychologue.
Elle a également recommandé que la psycho-oncologie trouve sa place dans l’enseignement universitaire. Ces propositions ont fait l’objet d’un rapport. Le gouvernement devrait prochainement donner son avis.

Thérapie génique : Parkinson : le virus qui soigne
Jacques Mallet, chercheur au laboratoire de génétique moléculaire de la neurotransmission et des processus neurodégénératifs (CNRS, Paris), vient d’établir, chez des rats, qu’on peut prévenir par thérapie génique la dégénérescence des neurones impliqués dans la maladie de Parkinson.
Le traitement a consisté à injecter dans le striatum (zone du cerveau atteinte dans cette maladie) des adénovirus portant le gène du GDNF, une substance impliquée dans la nutrition des neurones. Dans une enceinte cylindrique, les rats parkinsoniens tournent sans arrêt. Dès qu’ils reçoivent le traitement, ils retrouvent un comportement normal, preuve que le GDNF a été synthétisé et s’est montré efficace. Reste à savoir si l’on observera le même effet chez l’homme.