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N° 31 : Comment renouer le lien social
Et Nicolas SARKOZY fut élu Président de la République, l’état de grâce qui s’en suivit laissait espérer un changement profond car le pays dans son ensemble lui avait signifié sa confiance. Exit Bayrou, Ségolène, la droite nationaliste .Le pays était heureux, et accueilli favorablement l’ouverture:Nicolas avait promis la rupture car il avait changé, nous avait il dit... Suivirent plusieurs périodes. La première : victoire au Fouquets/ escapade en yacht/ passation des pouvoirs/vacances US, fut glamour et romanesque. Le gouvernement Fillon1 installé, on démarra sur les chapeaux de roue avec le paquet fiscal, les infirmières bulgares, la mise en place de diverses commissions etc. Puis vint une deuxième période : réception Kadhafi/ divorce avec Cécilia/ réforme des régimes spéciaux qui conclut les premiers 6 mois passés dans  un consensus plutôt favorable.

Mais les différentes catégories sociales, et en particulier les forces vives de la nation, ne purent se reconnaître dans la formule lapidaire qui leurs fut assénée brutalement début 2008 par leur président : il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat. LE LIEN ETAIT ROMPU.

Il avait dit « Vous allez travailler plus pour gagner plus ». La formule était belle mais comment s’y prendre avec des entreprises qui n’investissent plus, une concurrence effrénée due à la mondialisation, une flambée du coût des matières premières et des marches financiers de plus en plus opaques voire non maîtrisables ?

Il avait dit « Je veux vous donner du pouvoir d’achat », mais comment s’y prendre lorsque le pays ne crée plus assez de richesse ou lorsque les rouages de la croissance sont bloqués ?

Les Français commencèrent à douter et les élections municipales qui suivirent furent calamiteuses pour le président et sa majorité : pas de miracle donc mais un gouvernement Fillon 2 ; même la nouvelle posture plus sobre du président et un nouveau mariage avec la belle Carla n’y changea rien, le désamour s’était installé. 

Il leur semblait que ce Président si sympathique et si actif ne pourrait régler tous les problèmes d’un coup de baguette magique comme il semblait leur faire croire. Il ne pouvait pas changer la France avec des pschitt et des abracadabrantesque , même ensemble tout n’était pas possible . Il allait passer de l’eau sous les ponts avant qu’on ne s’y retrouve devant ce désordre quotidien et ces effets d’annonces permanents souvent rétractés. La flambée des prix chaque jour constatée pesait lourd sur la vie des ménages et ne faisait que les conforter dans leur méfiance : l’irritation était croissante, pourtant cinquante cinq grandes reformes avaient été lancées par le gouvernement en un an. Les français, déconcertés par ce spectacle et cet étalage, ne comprenaient plus, ils étaient déçus car cela allait trop vite : oui cette accélération du cours des choses de leur vie les troublait. Ils n’avaient pas oublié le cher pays de leur enfance depuis leur départ massif aux villes, qui leur avait apporté jadis confort et réconfort -cette France éternelle avait disparue –enfui le temps où ils pouvaient se retrouver à la campagne sans soucis, partager avec la famille et les amis et jouer avec leur animaux favoris, s’ils ne les chassaient pas, loin de la violence devenue leur menu quotidien dans ces villes de grande solitude. Bref, les français ne savaient plus à quel saint se vouer, encore que les églises étaient vides et regrettaient le temps d’avant où toutes les petites combines étaient faciles : on ramenait de tout de chez les grands parents, et en plus on travaillait au noir chez le voisin sans raser les murs , tandis qu’aujourd’hui, l’on vivait dans une société qui ne se parlait plus, sans perspectives, de plus en plus individualiste avec des vieux toujours plus vieux et des jeunes qui ramaient pour trouver du boulot, et toujours… plus de papiers à remplir  . Plus que jamais le pays profond se sentait coupé de ses élites qui ne montraient pas l’exemple, méprisé par la classe des nouveaux riches qui jouissait de son argent de façon ostentatoire sans parler des politiques, décevants sitôt élus. Cela faisait un bout de temps qu’ils étaient frustrés : en effet cela datait de la fin des trente glorieuses ou quelque chose s’était cassé sans qu’aucun pouvoir ne réussisse depuis à enrayer ce malaise et plus le temps passait plus la cohésion sociale se délitait, alors les français déboussolés se réfugiaient dans des comportements additicfs surtout qu’ils ne voyaient pas arriver le bout du tunnel : OUI LA MISERE GAGNAIT DU TERRAIN DANS LE PAYS Néanmoins tout n’était pas négatif dans ce qui était proposé : heures supplémentaires, peine incompressible; reforme de l’université, de la constitution, modernisation de l’Etat … Sûr que cela allait dans le bon sens, seulement, cela prendrait du temps.Alors, le Pays compris que ce serait plus difficile et que la situation était grave. L’opposition repris confiance en jouant l’obstruction malgré son absence de leadership et de projet, les médias s’en donnèrent à cœur joie à coup de peopolisation et de bling-bling comme ils disent. Mais quel était ce président qu’on voyait partout à toute heure ? Un seul homme pouvait il tout régler ? Les Français en étaient restés au concept de la séparation du corps profane et du corps sacré du monarque (d’ailleurs BHL l’avait bien décrit); Ce pouvoir n’avait plus de mystère puisqu’il était omniprésent, il ne suscitait plus d’admiration : la chute de popularité du président dans les sondages fut spectaculaire. Bref, Nicolas Sarkozy au bout d’un an ne les rassurait pas, il leur donnait le tournis : ils étaient donc inquiets ; et que faire quand un pays comme le notre a accumulé tant de retard dans sa modernisation, tant de lenteur dans son fonctionnement, tant de stagnation dans son évolution économique ? Les perspectives étaient sombres, elles étaient les mêmes partout dans le monde où mauvais temps, catastrophes naturelles et accidents en tout genres se succédaient et où l’on cherchait de nouveaux modèles de développement écologique, économique, technologique face aux défis du nouveau siècle. Nous étions entrés dans une année à part : 2008, une année de commémoration (Mai 68, Prague, VietNam, Déclaration universelle des droits de l’homme ) et d’incertitudes qui serait difficile pour tous : tout le monde devait en prendre son parti et se serrer la ceinture. D’ailleurs pouvait on s’en tenir uniquement à l’état de l’opinion pour diriger un pays, surtout lorsque celle-ci considérée comme le degrés le plus bas du savoir, peut être manipulée ? Aussi le Président compris vite l’urgence de la situation, et se démultiplia (loi de modernisation de l’économie, reforme de France Télévision reforme des armées…..). Mais à vouloir tout faire en même temps, tout contrôler, cela pouvait frôler l’anarchie : il fit alors savoir qu’il restait encore quatre ans avant de juger des résultats : la messe était dite. On continua les reformes, on manifesta aussi un peu partout sur un peu tout, mais bon, sans enthousiasme excessif, la situation était bloquée, ça sentait les vacances et l’euro foot 2008. D’ailleurs, personne ne proposait quoi que ce soit : intellectuels, économistes, stratèges en tout genres étaient en panne, ils étaient devenus des commentateurs. Et dans ce monde tourmenté, la France restait un pays riche où l’espérance de vie avait augmentée, le chômage contenu, la dénatalité enrayée : partout le pays offrait des promesses à saisir pour une jeunesse neuve et décomplexée, alors, à quoi bon la crise de nerfs ? Aussi puisque l’on ne sait pas ce que la vie nous donne, et qu’un jour on ne soit plus personne, il était préférable d’aller voir ailleurs si l’on en avait le temps pour s’apercevoir avec plaisir que pour la première fois, les pays dits émergeants avaient pu subvenir aux besoins de plus de 2 milliards d’individus sur la planète, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant, avec peut être demain UN MONDE OU TOUT LE MONDE GAGNE: RUE DE LA PAIX. Il semblait également que les conflits latents pouvaient se résoudre par la diplomatie: les J.O à Beijing, sorte d’intermède pacifique arrivaient à grand pas pour promettre une pause et même si les perspectives économiques étaient sombre pour 2009 (croissance nulle pour l’OCDE ) avec des bruits de bottes en veux tu en voila ,on négociait partout, même en cachette, mais on négociait. Pour la première fois également, les ventes d’armes dans le monde étaient l’objet de discussion (accord sur les sous munitions à la conférence de Dublin), l’Iran des ayatollahs faisait le dos rond face au groupe des 6, le Moyen-Orient semblait s’apaiser

DE TOUTE FACON AVEC PLUS DE SIX MILLIARD D’INDIVIDUS SUR LA PLANETE PLUS RIEN NE SERAIT PREVISIBLE À L AVENIR. Oui, les hommes ne voulaient plus se tuer autant, mais s’aimer plus malgré ce si vilain printemps. Les Français se dirent avec indulgence que pour l’instant, le mieux était de patienter : le président qu ils avaient élu avait plus d’un tour dans son sac (UPM, nouvelle constitution…RSA ) et qu’a leur yeux le plus important ,c’était de leur apporter des solutions dans leur quotidien afin de faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat et surtout d’éviter le chômage et l’exclusion, car ils croyaient toujours en leur pays , LA FRANCE: alors Monsieur le Président, qu’attendez vous pour réveiller le LIEN SOCIAL et gagner enfin le cœur des français ? Endossez l’habit de président pour montrer le chemin, et les français vous suivront. Alors vous retrouverez la popularité : l’empreinte des anges.


Il nous semblait aussi opportun dans notre édito de saluer les 60 ans d’Israël, anniversaire commenté de partout .par des medias toujours avides de sensationnel, sans se soucier de leurs inexactitudes souvent dévastatrices auprès de jeunes des banlieues souvent en mal d’identification et prompts à s’enflammer, afin de préciser les éléments suivants concernant la formidable épopée d ’Israël:

Dès sa naissance en 1948, après le vote de l’ONU, Israël n’eut pas le choix : son père fondateur, D. Ben Gourion, déclara l’indépendance malgré des réticences internes. Les Arabes furieux, qui ne voulaient pas partager la Palestine, déclenchèrent les hostilités. Lors des défaites qui suivirent, mal admises, leurs leaders dont le roi Abdallah de Jordanie (Etat où vivent plus de soixante pour cent de palestiniens) promirent aux populations autochtones de revenir pour combattre à nouveau les sionistes et les battre pour les jeter à ; la mer. La panique s’installa et 700 000 Palestiniens prirent l’exil avec l’espoir d’une revanche. Ils nommèrent plus tard cet épisode la Naqba, pour faire un parallèle avec la SHOAH, épisode majeur de la seconde guerre mondiale, où les nazis exterminèrent six millions de juifs en Europe. Les pays arabes qui les accueillirent les parquèrent dans des camps sans se préoccuper de leur destin. Et pourtant à cette époque, Israël n’administrait pas Jérusalem, Gaza et la Cisjordanie. Ils ne réussirent ni en 1956 avec Neguib, ni 1967 avec Nasser, ni en 1973 avec Sadate, ni en 1991 avec S. Hussein lors des différentes guerres israélo arabes à battre Israël, dos au mur et seul, à leur grand désespoir, car l’Etat hébreu avait appris à ne plus tendre l’autre joue : L’EPOPEE D’ISRAEL S’INSCRIVIT DANS L’HISTOIRE DU VINGTIEME SIECLE PAR MIRACLE car le rapport de forces n’était pas en sa faveur. Les pays arabes n’avaient nullement en tête de reconnaitre l’Etat d’Israël, qui venait de matérialiser son rêve , absent depuis deux mille ans de sa terre pour laquelle les juifs du monde entier avaient tant de fois répétés dans leurs prières : « L’an prochain à Jérusalem ». Cet Etat neuf qui réalisait des prouesses dans tous les domaines était un danger pour eux.

Le peuple d’ISRAEL voulait rattraper le temps perdu durant lequel il avait du affronter les vents contraires de l’histoire avec les sombres heures des croisades de l’inquisition et de la Shoah .Les états arabes n’en avaient que faire,car ce qu’ils voulaient c’était éliminer ce corps étranger ,le rayer de la carte . Ils ne réussirent pas, mais parvinrent à entretenir le ressentiment des populations de leurs pays à l’égard d’Israël, et cette situation au fil des années devint un exutoire à tout moment disponible pour enflammer les masses fanatisées car ils ne voulaient pas entamer les réformes nécessaires à la démocratisation de leurs états, ni à leur modernisation.

Par contre, en soixante ans, deux millions de palestiniens devinrent cinq millions, avec une haine chevillée au corps ayant pour seul but de détruire par tous les moyens ce que patiemment Israël pourrait réaliser : une démocratie SURE d’elle, une réussite économique DOMINATRICE dans de nombreux secteurs, le développement de forces armées d’ELITE (Tsahal) : tout ce qui n’avait pas été possible durant tous ces siècles de dispersion et d’humiliation. C’est ainsi qu’à force d’utiliser des procèdes extrêmes et inhumains (terrorisme, Intifada, kamikazes) -mis au point par leur chef révolutionnaire Y.ARAFAT, le monde céda et se décida à leur promettre en 1975 à l ONU, tout comme en 1948, une solution avec un Etat voisin : l’Etat d’ISRAEL … un retour à la case départ. La période incertaine qui suivit ne parvint pas à étouffer la haine réciproque avec des noms terribles (Maalot, Munich, Sabra et Chatila) : on se rendit coup pour coup.

Plusieurs grandes tentatives de paix échouèrent en 1993 avec le processus d’Oslo, la conférence de Madrid en 1992, camp David en 1996, et en 2000, malgré les efforts réels engagés par les protagonistes. Les écarts de vue trop grands sur Jérusalem, les réfugiés, les frontières, le mont du temple, ne furent jamais comblés : il y eut toujours matière à prétexter pour ne pas aboutir. Il apparaît aujourd’hui que la problématique déjà compliquée d’une terre pour deux nationalismes, d’une terre pour trois religions, d’une terre pour tant d’antagonismes économiques, nous fait toucher du doigt l’aridité d’une solution à trouver. D’ailleurs, SADATE en 1981, après la signature d’un accord de paix avec Israël, le paya de sa vie tout comme RABIN, après les accord d’OSLO en 1995, victimes tous deux d’extrémistes.

Il est vrai qu »aujourd’hui, les Palestiniens ont gagnés le droit, grâce au rôle joué par Mr. ARAFAT, véritable prince des ténèbres, de pouvoir réaliser un jour leur vœu, à savoir une entité indépendante. Il suffirait qu’ils disent clairement ce que tout le monde attend : nous voulons vivre à côté d’Israël en paix et cesser le terrorisme. D’ailleurs, le processus engagé par le président BUSH et le Quartet en 2007 à Annapolis promet la paix pour la fin de l’année 2008 avec deux états indépendants viables et sécurisés. Mais cela, les palestiniens ne le veulent pas vraiment car ce serait une défaite de la cause arabe que d’admettre IRSAEL dans la région.. N’oublions pas que la terre d’Israël était vide de population et inculte comme le racontait Chateaubriand lors de son séjour au 19ème siècle : ce ne furent que les lumières allumées par les sionistes qui attirèrent les populations autochtones de Syrie, Jordanie, Liban, pour devenir ce qu’on appelle aujourd’hui les Palestiniens. Ils s’y établirent en même temps que les premières communautés juives d’Europe victimes de pogroms à la fin du dix neuvième siècle venus à nouveau faire couler le lait et le miel sur leur terre promise .N’oublions pas également que dans tous les pays méditerranéens arabes et notamment depuis leurs indépendances acquises, ne résident plus de communautés juives : toutes furent expulsées, et pourtant elles y vécurent des siècles durant aux côtés des populations arabes : eux aussi quittèrent le soleil de leur pays perdus sans espoir d’y revenir un jour. Pas vrai Enrico ? Et qui se préoccupe de leurs souvenirs enfuis, de leurs cimetières dévastés, de leurs blessures jamais cicatrisées ?

A vrai dire, il n y eut jamais de projet d’Etat palestinien pensé par les élites des pays arabes depuis la chute de l’Empire turc à la fin de la première guerre mondiale. Ce fut la puissance mandataire de l’époque - l’Angleterre - qui le fit miroiter pour faire pendant à la déclaration Balfour de 1917 en faveur d’un foyer national juif en Palestine laissant après son départ en 1948 derrière elle, la haine qu’elle avait semée.

Cependant il existe bien un nationalisme palestinien qui dans son cheminement pour se réaliser, navigua entre pan arabisme/ socialisme/ islamisme, conduit actuellement par deux entités rivales Hamas/Fatah, soutenues par des états dangereux : la Syrie et l’Iran, mais toujours dirigé contre l’existence d’Israël. Aussi faudra t’il bien un jour régler le problème de l’identité palestinienne, faute de quoi Israël ne sera jamais en paix .Il est vrai aussi qu’Israël commit quelques dérives :  Golda Meir la grand mère d’Israël s’en soulagea par cette phrase « nous ne vous pardonnerons jamais de nous avoir obliges à tuer vos enfants » . Bien sur Israël poursuivi sa politique d’implantations dans les territoires administres mais plus d’un million d’arabes ne vivent ils pas en totale liberté sur son sol ? .Par contre c’est Begin l’irréductible qui se désengagea du Sinaï tout comme Sharon l’intransigeant le fit à Gaza.

Un mur de séparation s’est également érigé entre les deux communautés dont le contour est peut être discutable et source d’isolement vu le nombre de barrages établis, aux yeux de certains mais qui a réussi a à faire diminuer de plus de quatre vingt dix pour cent le risque d’attentat –suicide sans parler du cycle infernal missiles contre représailles ciblés ni des règlements de compte inter palestiniens (Hamas/Fatah) ou scandale politique israélien (Katzav ;Olmert ).Alors que faire et sans vouloir décourager ceux qui souffrent depuis si longtemps de cette situation insupportable sur cette terre dite Sainte, il nous apparaît en toute bonne foi que la solution ne pourra être que divine sans attendre HAR-MAGUEDON (la guerre de Dieu qui mettra fin à toutes les guerres) car les hommes d’aujourd’hui paraissent bien faibles pour remédier à la souffrance des uns, au calvaire des autres.

Alors bon anniversaire ISRAEL tout en souhaitant que les Palestiniens changent radicalement leur fusils d’épaule pour se décider à réaliser la paix des braves seulement possible par l’établissement de LIEN SOCIAL en bâtissant des projets communs si cher à S. PERETZ sur les plans économiques - (tourisme, construction, artisanat,) écologiques (eau exploitation du désert) médico-sociaux (hôpitaux de proximité..) culturels (destins croises des trois religions) entre ces deux peuples pour réveiller le dialogue, et écarter la méfiance qui s’est installee après tant d épreuves  si cruelles: nous sommes sur alors que Dieu écoutera leurs prières.


Comment aussi dans cet edito ne pas évoquer la future réforme de la santé :jusqu’à présent secteur d’activité à part loin des règles du business, la santé semble menacée de perdre par pans entiers son caractère protégé, quasi sacré : elle est banalisée - d’ailleurs tout le monde en parle -. Avec les dossiers des médicaments en vente libre, de l’assouplissement des règles de gestion de l’hôpital public, de la possible embauche des médecins en CDI .De rapport d’experts en campagnes publicitaires ou en réformes statutaires, la santé tombe de son piédestal ,des certitudes aussi sont remises en question les unes après les autres pour le meilleur aux yeux de certains et pour le pire selon d’autres :Il est un devoir de chacun de se poser les questions suivantes car le droit a la santé est notre bien le plus cher , une des grandes réussite de notre république ,alors peut on dire :


- La santé, un secteur économique comme les autres ?

  • Les médicaments des marchandises comme les autres ?

  • L’hôpital une entreprise comme une autre ?

  • Le médecin un salarié comme les autres ?


Il apparaît difficile d’y répondre seulement par des propos d’experts comme ceux du rapport J. ATTALI parce qu’en réalité la santé est devenue l’objet d’un vaste débat nécessaire, aussi pour participer à la modernisation de l’état ; d’ailleurs à l’heure ou se terminent les grandes concertations voulues par le président de la république :

 

- EGOS

- Mission LARCHER sur la gouvernance de l’hôpital

- Organisation des soins :mission FLAGEOLET

- Mission GAGNEUX sur leDMP

- Mission IGAS sur la FMC/EPP

- Négociation conventionnelle des médecins libéraux avec l’UNCAM

- Coopération inter professionnelle

- Création d’un cinquième risque avec le ministre du travail X BERTRAND


autant de chantiers qui déboucherons sur la loi HOPITAUX/ SANTE /TERRITOIRE /PATIENTS projet de loi de modernisation de la santé qui sera proposé au parlement à l’automne 2008 par le ministre de la santé Mme R .Bachelot avant l’élaboration d’un nouveau projet de loi de financement de l’assurance maladie en 2009 ; notre Institut du Senior modestement a lui aussi participé à ce débat en déposant en juin 2007 une contribution sur la prise en charge de la dépendance auprès du conseiller du président de la république Mr R. SOUBIE portant sur trois sujets



  1. La FMC à distance par l’intermédiaire du multimédia ww.medportaltv.com

  2. La participation au DMP en phase expérimentale

  3. La présentation d’une Plateforme d’évaluation Gérontologique



Tout cela dans la problématique des soins de premiers recours afin de parvenir à une coordination au long cours autour du patient atteint de pathologies chroniques ou de la personne âgée souffrant de poly pathologies ; Il apparaît essentiel aujourd’hui à partir de protocoles établissant une collaboration inter pro de définir des coordinations avant et surtout à la sortie des établissements de santé (clinique/hôpitaux )à l’échelle d’un bassin de vie ou dans les zones urbaines d’un quartier Car en France,LE LIEN SOCIAL EST ROMPU. Il existe une trop forte disparité entre les différentes catégories de population suivies par les médecins pour pouvoir intervenir rapidement sans la mise en place de structures intermédiaires afin d’éviter l’exclusion. Ni la société, ni les politiques, ni les intellectuels n’ont remédié à cette rupture du LIEN SOCIAL, même si ces derniers ont travaillé sur le diagnostic : l’état essaie bien de combler des trous, de rapiécer le tissu économique Mais la mondialisation qui touche notre pays ne favorise pas le renouvellement du climat entrepreneurial ou l’état et la famille pourraient jouer un rôle fondamental. Aussi cette rupture interrompt le dialogue dans une société qui est corsetée par des certitudes et où les solutions proposées ne sont pas adéquates aux problèmes actuels. Le corps médical impliqué dans la vie sociale et dont la pratique évolue autour du médecin généraliste/traitant depuis la nouvelle réforme ne dispose pas des outils nécessaires pour remédier à cette rupture du lien social 

C‘est pour ces raisons qu’à l’Institut du Senior nous travaillons depuis Janvier2002 à la création et l’utilisation d’une plateforme de santé proposant  la résolution des problèmes médicaux rencontrés par la personne âgée dépendante en suggérant : l’utilisation du plateau technique ambulatoire, le développement d’associations patient/médecin, l’expérimentation du futur DMP et la mise en place de campagnes de prévention. Cela permettrait de relier les différentes problématiques identifiées de façon à faire gagner davantage de temps au corps médical pour une meilleure coordination entre professionnels de santé embourbés dans des contraintes administratives sans fin et leur permettre d’agir plus efficacement contre l’isolement afin de RENOUER LE LIEN SOCIAL. Ce vide qui plombe notre société n’est pas assez évoqué car bien que nous soyons le pays des droits acquis, toute cause qui n’engendre aucun profit soit idéologique, soit matériel pour une part de l’élite est délaissée: il doit être comblé au plus vite car les Français ont de plus en plus besoin de lien social pour pouvoir se parler et s’aimer : CAR LE MONDE A CHANGE ET LE TEMPS DU PARTAGE EST VENU.

L’objectif de l’Institut du Senior est de créer pour 2008/2009 un CENTRE DE PREVENTION DU VIEILLISSEMENT ou CENTRE d’évaluation GERONTOLOGIQUE




Et voilà c’est fini Vous avez du vous apercevoir que notre portail www.medportaltv.com depuis un an ne s’actualisait plus de façon régulière : cet edito le 31 eme est le dernier de l’ancienne formule : en fin d’année nous reviendrons pour vous proposer un autre projet

La première phase de ce travail de 8 ans se termine et nous avons pris beaucoup de plaisir à créer certes mais aussi à vous écouter ; aussi aujourd’hui nous nous sommes mis sur notre 31 pour vous faire comprendre que le lien social auquel nous travaillons depuis plusieurs années est le seul message qui convient de porter car lorsque les individus ne se parlent plus, il arrive qu’ils ne s’aiment plus .Alors à bientôt pour d’autres aventures ou d’autres destins croisés





Nice ,MAI 2008

Dr J.P. BENKEMOUN







 

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