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La Formation à distance via l'internet plus communément appelée e-learning, offre plus de souplesse, de modularité mais coute surtout moins cher que la formation classique.
Bien que le marché français soit frileux face à cette nouvelle façon d'apprendre, elle s'infiltre peu à peu dans les entreprises pour répondre à leurs besoins de flexibilité.
Les nouvelles indications de la télémédecine

Depuis la surveillance à distance des hypertendus, le télé-suivi médical s’est peu à peu élargi à d’autres paramètres physiologiques.
Les médecins de ville sont de plus associés aux applications expérimentées dans les services hospitaliers.

A l’hôpital européen Georges-Pompidou, plus de 1 500 patients envoient désormais, tous les jours, les données captées par leur tensiomètre directement sur l’ordinateur du médecin, qui visualise sous forme graphique. Forte de cette expérience lancée il y a trois ans, la société de télémédecine TAM-Télésanté a développé une application encore plus sophistiquée, associant surveillance du poids, de la tension et de la prise de médicaments, dont l’étude clinique démarre dans le service du Pr Benoît Diebold et, en parallèle, au CHU de Grenoble. « Nous allons équiper les sept patients concernés du matériel nécessaire et nous avons déjà tenu les réunions d’information avec leurs médecins traitants, avec lesquels nous avons l’habitude de travailler en réseau et dans le cadre de l’HEAD », précise le Pr de l’Hegp.

Retour à domicile

Cette organisation lui paraît indispensable puisque l’objectif tient en quelques mots : « Réussir le retour à domicile des insuffisants cardiaques. » Or ils doivent bénéficier d’un accompagnement renforcé durant cette période cruciale pour la transformation de leurs habitudes et l’adaptation de leur traitement à leur style de vie.

Tensiomètre, balance et pilulier électroniques, équipés des capteurs ad hoc, sont installés chez le patient pour le recueil quotidien de sa tension, de son poids, et l’observation à distance de sa prise de comprimés. Ces données sont transmises par liaison radio, via un boîtier récepteur enfiché dans la prise téléphonique, à son domicile. « Elles vont charger sur une sorte de pancarte consultable sur un Intranet spécialisé, à l’hôpital et par le médecin traitant », explique Benoît Diebold. Si le traitement doit être modifié, le praticien téléphone au patient.

Générer des alertes

En Lorraine, c’est le système Diatelic qui s’ouvre actuellement aux généralistes. Conçu pour le suivi des patients traités en dialyse péritonéale à domicile, il a commencé par une phase d’étude clinique qui s’est achevée sur de très bons résultats : meilleurs contrôle de la tension artérielle, stabilisation du poids, diminution de la consommation de médicaments et des journées d’hospitalisation. Il est aujourd’hui développé dans toute la région avec le soutien de l’ARH et du Faqsv. Les 60 et bientôt 150 patients qui l’utilisent saisissent eux-mêmes sur ordinateur les informations qu’ils avaient l’habitude de consigner sur papier (constantes physiologiques et données de la dialyse).

« Non seulement cela favorise un contact quotidien, mais le recueil des données est couplées à un système intelligent, capable de générer des alertes et d’attirer l’attention du médecin sur une complication possible », insiste le Dr Jacques Chanliau, directeur de l’Altir (Association Lorraine pour le traitement de l’insuffisance rénale). « Il offre aussi une messagerie intégrée que le patient utilise régulièrement pour signaler toutes sortes d’informations qu’il n’osait pas nous communiquer auparavant, par crainte de nous déranger. » De leur côté, les généralistes ont accès aux données recueillies et une messagerie pour communiquer avec les néphrologues. S’il l’utilise encore un peu, le Dr Michel Jeanmougin, généraliste à Montigny-lès-Metz, apprécie le système et ne doute pas qu’il devrait s’appliquer à d’autres pathologies.


Avis médical par SMS

Démarrée en avril 2003, l’étude Gluconet devrait s’achever au bout d’un an. Elle concerne une trentaine de patients diabétiques, sous pompe à insuline, qui transmettent leurs données glycémiques, chaque semaine, aux cinq médecins des CHU de Grenoble et de Toulouse qui les suivent ainsi à distance. Ils préservent donc une goutte de sang sur leur doigt qu’ils déposent sur une languette insérée dans le lecteur glycémique relié par liaison infrarouge à un ordinateur de poche, avec téléphone mobile intégré (ou un téléphone mobile classique).
L’information est alors transférée vers leur dossier, accessible via Internet.

« Ce programme permet au médecin investigateur d’envoyer un message SMS à son patient, composé d’un commentaire fixe (ok, à améliorer, attention) et d’un texte libre, explique le Dr Vincent Melki, à Toulouse ; un des objectifs consiste à vérifier s’il y a une amélioration de son état durant les six mois où il reçoit ces commentaires, versus les six autres mois où on ne lui fait aucune remarque. »
 
 

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